Relativement tôt peuplée dans les âges préhistoriques, de nombreux sites néolithiques en sont lune des preuves, la région, déjà, était un espace déchanges entre différentes peuplades, sédentaires mais aussi nomades. Cela dura jusquau dernier siècle avant J.C.
A ce moment, les habitants du nord de la Champagne-Ardenne sont les Rèmes et ceux du sud les Lingons, deux peuples venus primitivement de Belgique.
Jules César, nouveau Consul de Rome, entame une guerre de conquête et envahit les Gaules de 58 à 51 av. J.C. Il trouve dans les habitants de Durocortorum, la future Reims, des amis fidèles et sûrs. Cette capitale de la Belgique Seconde, selon le découpage de lépoque, est appelée par Rome aux rang et privilège de cité alliée. Elle ne paie pas de tribut et na pas de lien de vassalité avec la ville la plus puissante du monde connu.
De plus, Rèmes et Lingons jouent un rôle de gardiens des marches de lest contre les visées guerrières des Germains.
A partir du premier siècle de notre ère, les populations sédentarisées sont petit à petit converties au christianisme. En même temps, les barbares venus du nord de lEurope, Alamans, Goths, Alains, Vandales..., tous déferlent dans la région, même les Huns dAttila qui viennent se faire écraser aux Champs Catalauniques, entre Troyes et Châlons-en-Champagne.
Puis la région reçoit la visite des Francs, encore des guerriers. Mais cette fois, - lexpérience, sans doute -, lenvahisseur est attendu par forte partie. Ni glaive ni lance, mais la mitre et la crosse dun évêque, un certain Remi.
Vers 498, le roi des Francs, Clovis, reçoit de lui le baptème chrétien à Reims, avec lappui discret mais efficace de la reine Clotilde, déjà convertie.
Remi deviendra Saint Remi et le baptème de Clovis peut être considéré comme lun des actes fondateurs du royaume de France.